Ce que Nantes Métropole dit de la vidange
Nantes Métropole publie un règlement du service collectif des eaux usées et pluviales, approuvé par son Bureau métropolitain le 24 janvier 2025. Il traite explicitement le cas des piscines à usage privatif, et il vaut la peine d’être lu de près, parce qu’il distingue soigneusement ce qu’il recommande de ce qu’il exige.
Il pose d’abord un principe général : « Le principe général de gestion des eaux pluviales est le rejet au milieu naturel, notamment par l’infiltration à la parcelle. » Le même encadré rappelle que le raccordement au réseau public de collecte des eaux pluviales n’est pas obligatoire et que la métropole n’a pas l’obligation de collecter les eaux pluviales.
Pour une piscine privative, il écrit ensuite, mot à mot : « Pour la vidange des piscines et assimilés (spa, jacuzzi, etc.) à usage privatif, il vous est recommandé de privilégier une technique de rejet au milieu naturel par infiltration sur votre parcelle. Cette opération doit être effectuée après neutralisation du traitement chimique, source potentielle de pollution. Vous devez éviter l’écoulement sur les propriétés voisines. »
Et il ajoute une indication de calendrier : « Si vous êtes autorisé à déverser les eaux de votre piscine dans le réseau public de collecte, il est préférable d’effectuer la vidange en dehors des périodes d’étiage, c’est-à-dire d’éviter les déversements entre juillet et octobre. »
Le registre exact mérite d’être respecté, parce que la profession le durcit souvent à tort : « il vous est recommandé », « il est préférable ». Ce sont des recommandations. En revanche, la neutralisation du traitement chimique est une condition écrite de l’admission au réseau d’eaux pluviales, laquelle se fait sur autorisation de Nantes Métropole, celle-ci pouvant en outre conditionner son autorisation à l’installation d’un prétraitement adapté.
Deux conséquences pratiques pour un bassin nantais. D’abord, si l’infiltration est envisagée, elle se prépare : il faut une zone capable d’absorber le volume, sans écoulement chez le voisin, et un sol qui absorbe réellement, ce qui se vérifie au moment de l’étude et non le jour de la manœuvre. Ensuite, le calendrier : entre la période d’étiage à éviter et la douceur de l’arrière-saison, une vidange se cale plutôt au printemps ou à l’automne tardif qu’en plein été.
Les eaux de lavage des filtres, elles, ne suivent pas ce régime : leur destination est imposée, et cette question se traite avec le local technique.
Un mot de périmètre pour finir : tout ce qui précède vaut sur le territoire de la métropole. Cinq communes proches en sont absentes, Vallet, Le Loroux-Bottereau, Nort-sur-Erdre, Treillières et Saint-Philbert-de-Grand-Lieu. Les consignes de vidange applicables chez elles se lisent dans leurs propres documents, qui ne sont pas repris ici.